Darlène_NoémieD.Leclerc

Titre : Darlène

Auteur : Noémie D. Leclerc

 Éditeur : Québec Amérique

Date de parution :  31 janvier 2018

Résumé : Darlène n’est pas attardée – un test de QI l’avait plus tard démontré, elle est même intelligente, mais ça se voit pas du premier coup d’œil.

Si quelqu’un devait la décrire, par exemple un homme gras et chauve croisé sur la rue, il aurait dit quelque chose comme eh ben en partant est vraiment pas grosse, même que j’dirais maigre, cute itou, dans le sens de belle, mais ça dépend pour qui, pis elle a pas l’air vite, fait que globalement : Mitsou dans le temps de « Bye bye mon cowboy ». Si on avait plutôt demandé à son âme-sœur, il aurait dit quelque chose comme elle a de belles grosses lèvres roses qui s’éparpillent et quelque chose de troublant dans ses grands yeux verts, et elle aurait répondu merci c’est beau comment tu me décris et il aurait ajouté ça fait plaisir t’es un record de beauté et là, wo, exagère pas, mais son âme-sœur existe pas, et cette conversation non plus, en tout cas pas encore.

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À grands coups d’images qui rentrent dans le cœur et ressortent plus de la tête, Darlène est (entre autres) un roman qui raconte l’émancipation d’une jeune femme perdue dans le gris des entre-deux, prisonnière imaginaire de Montmorency, le quartier oublié de la ville de Québec.

 

Mon avis :  Bon…quoi dire?
Je me doutais de prime abord que ce livre allait être spécial. Que ce soit par son résumé ou par la page couverture, le ton était donné.
Est-ce que spécial s’avère être un synonyme de bon? Dans mon cas, malheureusement, non.

J’aurais aimé vous dire que le style particulier qui se cache derrière cette page couverture intrigante m’a plu et fasciné, mais ça n’a pas été le cas. Ma lecture était trop souvent butée à un jargon trop familier. J’aime quand c’est écrit de manière ‘’parlé’’ en dialogue, mais tout un long d’un roman, ça vient difficile à lire. Les ‘’s’qui s’passe’’ et les ‘’kécéça’’ pour quelques échanges entre deux personnes ça va, mais à la longue, on obtient une lecture qui est à l’inverse de fluide et d’agréable. Je crois qu’on doit toujours garder un équilibre entre le joual québécois et la structure lexicale française de base.

Reste néanmoins que j’ai aimé la chimie entre Darlène et Ashton. J’ai plus envie de vous dire entre elle et sa poutine tellement qu’elle a été fixée sur ce point! Ashton = poutine pour Darlène! Que voulez-vous?!  Elle est une fille attachante, mais un brin léthargique.

On ne sait pas trop où elle s’en va, le récit passe du coq à l’âne au travers une syntaxe française pratiquement absente. (Ce n’est pas normal qu’en lisant un livre je me dise : Doux Jésus, son document Word devait être souligné en rouge en titi!…).  Honnêtement, mise à part le courant électrique entre elle et Asthon, je n’ai pas trop compris tous les détours que l’auteure a faits pour nous raconter cette historie. Souvent je me disais : OK, mais on s’en fou? Ça nous serre à quoi de savoir ça?

Bref, un roman que j’avais quand même hâte de terminer, je ne vous le cacherai pas. Je ne fais vraiment pas partie du public cible, c’est certain. Par chance, c’est un petit roman de 224 pages qui n’est pas long à lire malgré ses longueurs!

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