Titre : Quand nos souvenirs viendront danser
Auteur : Virginie Grimaldi
Éditeur : Fayard
Date de parution : 01 juillet 2019

Résumé : « Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés. Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline. Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies -, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. » À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.
Mon avis personnel : Je ne savais pas à quoi m’attendre en me plongeant dans l’univers de cette autrice. J’en entends parler depuis longtemps, mais je ne l’avais encore jamais lue.
Je dois dire que je suis mi-figue, mi-raisin. Je me suis attachée à l’histoire, tout en ayant parfois l’impression qu’il me manquait des morceaux. Est-ce que j’aurais davantage adhéré si Marceline avait été plus aimable ? Il m’a fallu arriver assez loin dans le roman pour comprendre pourquoi elle était devenue aussi aigrie.
J’ai parfois eu l’impression d’avancer dans le brouillard. Il y a peu de descriptions des personnages et, avec tous ceux qui gravitent autour de Marceline et d’Anatole, j’aurais aimé avoir davantage de repères. J’aime qu’on me laisse une certaine liberté pour imaginer les personnages, mais j’apprécie aussi avoir quelques éléments auxquels m’accrocher.
Si j’ai trouvé l’histoire captivante, plusieurs événements m’ont semblé sortir de nulle part et certains éléments auraient gagné à être davantage développés. Pour raconter une vie aussi chargée et colorée que celle d’Anatole et Marceline, j’aurais volontiers pris quelques chapitres supplémentaires.
Bref, j’ai passé un bon moment, mais plusieurs aspects auraient mérité d’être approfondis afin que je puisse me laisser encore davantage porter par l’histoire.
Reste que ce roman est un très bel hommage aux grands-parents de l’autrice et à ces vies qui, malgré leurs blessures, leurs choix et leurs imperfections, méritent d’être racontées.